D'habitude l'été, il fait 35° à l'ombre, le soleil ne perce pas l'épais brouillard suspect qui enveloppe la ville, on dégouline de sueur entre 4 douches quotidiennes, et l'air y est irrespirable… Pour les Pékinois, la douceur de ce mois d'août 2008 restera donc certainement le meilleur souvenir de ces JO : une bouffé d'oxygène pour des citadins d'ordinaire asphyxiés !

La pollution était devenue l'ennemi n°1 des organisateurs qui avaient promis des Jeux "verts". Pour tenir ses engagements, les autorités chinoises n'ont pas lésiné sur les moyens : l'artillerie lourde et d’importantes mesures devaient nettoyer le ciel de Pékin. Et ça a marché !
Usines fermées et activités industrielles des régions voisines suspendues, circulation alternée et multiplication des transports publics. En clair, un arsenal de mesures pour faire briller le soleil au-dessus des stades. Or, sans compter les quelques jours de pluie, le bleu du ciel a bel et bien illuminé la ville... Si l'or est la couleur de la Chine au tableau des médailles, dans la ville c'était bien le vert qui prédominait.

L'ouverture de la « forêt olympique » le 8 août est l'illustration de la volonté affichée des organisateurs chinois. L'immense parc 100% artificiel de presque 7 Km2, au nord du stade national est devenu le "poumon" de la capitale. Plus de 500 000 arbres plantés - après avoir poussés dans les environs de Pékin -, des pelouses, un lac, rien de naturel mais une véritable prouesse technique pour un « effet écologique ». La nouvelle forêt devait aider à atteindre l’objectif, organiser des "JO verts".
Des milliers de jardiniers ont également été mobilisés pour verdir et fleurir la capitale. 40 millions de fleurs sont disséminées dans toute la ville, et des sculptures de verdure sont venues décorer les carrefours… Même plus besoin de sortir de Pékin pour admirer la grande muraille de Chine !