6,5 milliards de dollars ont été alloués à la sécurité de la capitale chinoise, quand les Grecs quatre ans plus tôt en avaient dépensé 1,5 milliard, déjà cinq fois plus que Sydney en 2000.
Un déploiement qui ne passe pas totalement inaperçu : plus de 100 000 policiers et soldats, quelque 120 avions et hélicoptères, des missiles pointés vers le ciel autour du stade, et des milliers de citoyens réquisitionnés - souvent assis sur des tabourets, reconnaissables à leur brassard rouge et à leur T-shirt, ils sont retraités ou fonctionnaires et membres des « comités de quartier » - pour observer et surveiller…

Une autre arme sécuritaire, plus discrète mais pourtant bien présente, a également envahi les rues de la ville olympique : les caméras de surveillance. 30 millions de dollars investis, et ça tourne…
Plus d'un million ! C'est le nombre de caméras installées dans Pékin (contre moins de 15 000 à Athènes). Disséminées un peu partout - sur chaque lampadaire le long des grandes artères, dans le métro, sur tous les sites olympiques, et jusque dans les hutongs (ruelles), elles restent invisibles si l’on n'y prête pas attention, mais elles rappellent que la ville est sous très haute surveillance.